Des mots qui font mal.
. Des insultes qui sont adressés ouvertement aux homosexuels et bi. Les personnes savent qu'ils ont en face d'eux un homosexuel ou bi.
Ce sont donc des agressions verbales homophobes.
C'est honteux, intolérable, révoltant ...
. Des injures dites « en l'air », quelques fois, juste lancés comme ça ... sans vouloir atteindre une personne bien précise ...
Mais le mal est fait !
Et puis, des fois, c'est vraiment dans un but très méchant.
Et puis surtout quand toutes ces injures, insultes sont dites envers un adolescent qui a du mal à s'accepter et s'il est mal dans sa peau, ca ne fait qu'augmenter son état de mal être, une mauvaise estime de soi, des doutes, voir de la haine ... de la souffrance.
Je sais que beaucoup entendent des propos très blessants venant de leurs proches, ca doit être difficile à entendre, décevant, ce qui amène souvent les ados à croire que leurs parents sont homophobes et ce n'est pourtant pas toujours le cas.
Donc dans ce contexte, il peut être très difficile de s'assumer.
C'est pour cela que je comprends très bien quand certains me disent qu'ils n'arrivent pas à le dire à leur famille. De toute façon, chacun a son histoire, chacun évolue dans un contexte, et donc chaque chemin vers l'acceptation afin de pouvoir s'assumer peut être différent.
Ca peut également faire souffrir quand il s'agit d'un adulte ou envers une personne qui nous est chère.
Et puis il y a les blagues, qui quelques fois, ont du mal à être considérées comme des blagues.
Pour la façon dont elles sont racontées, en se moquant ...
Mais essayons de le prendre avec humour, même si ce n'est pas toujours facile.
Pendant l'année qui a suivi le CO de mon fils, je n'étais pas très à l'aise quand on abordait le sujet, que ce soit positif ou négatif.
Et quand j'entendais des propos homophobes, c'était pire ...
Quand aux blagues, disons euh ... je riais jaune.
Je ne supportais pas les injures, je me sentais très mal ... déjà parce que quelque part, je me sentais concernée, et de plus je ne trouvais pas la force de répondre, de défendre la personne injuriée, je me trouvais lâche de ne pas intervenir, ne pas dire aux gens ce que je pensais.
Alors évidemment, moi, je ne suis qu'une mère mais j'imagine ce que vous, les homosexuels et bi, vous avez subi et ce que certains subissent encore aujourd'hui.