LE DIRE ........JUSTE APRES ...........SE CONFIER

LE DIRE ........JUSTE APRES ...........SE CONFIER
Et puis, les heures et les jours suivants, j'ai eu fortement envie d'aller en parler à ma maman, envie de me confier, besoin de soutien et de réconfort.

Quoi de plus normal ? non ?
Ne dit on pas ? : Lorsqu'on en a gros sur le c½ur, faut pas tout garder pour soi !

Mais je n'ai rien dit, et j'ai tout gardé pour moi, les seules personnes à qui je pouvais en parler, ben mon mari et mon fils.
Ce qui explique surement, le fait de me retrouver sur le net pour en parler, partager et puis comprendre ....

Pourquoi ne l'ais je pas dis à ma mère ?
J'ai et j'avais confiance en elle, j'imagine un peu comment elle aurait réagit.
Mais finalement, ce n'est pas pour ses raisons,

Mais plutôt parce que je ne voulais pas y croire moi-même ... Je me disais, il se cherche ... c'est sa période d'adolescence ... ca va lui passer ....
Alors je n'ai rien dit parce que je pensais que ce n'était peut être pas définitif....
Et puis, aussi, je ne voulais pas lui faire de la peine ...

Je me souviens au début, on en avait parlé avec mon fils, ma fille, et notre message était surtout « ne pas le dire à la famille » !! Que c'était nul comme réaction !!

Aujourd'hui, mon fils le sait, il peut le dire à n'importe qui de la famille, et quand il veut !

Le fait d'être prêt à le dire à ses proches, et surtout d'être prêt que la famille soit mise au courant que ce soit par mon fils ou autres .... Le fait d'accepter que les autres savent ...

N'est il pas une façon d'ACCEPTER TOTALEMENT l'homosexualité de son enfant ?
de comprendre et d'accepter qu'il ne changera plus !


Attention, je ne veux pas dire que les raisons pour lesquelles je n'en parle toujours pas à mes parents sont parce que je ne suis pas prête.
Non, à ce jour, mon mari et moi sommes prêts, mais nous devons être certains que notre fils est prêt.

Juste avoir envie de le dire, pour se confier à quelqu'un de proche ....
Et pourtant ca le regarde ....



Et puis, les jours, les semaines, les mois passent ....

Lorsqu'on aborde le sujet de l'homosexualité, que ce soit en famille ou avec des amis, on tend un peu plus l'oreille, on essaie de percevoir ce qu'ils pensent etc ...

Et puis, on a des affinités avec certaines personnes, on a envie d'en parler ....Mais on ne le fait pas, car on n'est pas certains de leur réaction, et puis on se dit, c'est trop tôt ....pourquoi le dire ? ....
Ca sert à rien ....ce n'est pas à nous ....
Mais quelques fois, on a vraiment besoin de se confier ...



# Posté le dimanche 18 novembre 2007 10:35

Modifié le jeudi 05 novembre 2009 14:34

Pourquoi on me pointe du doigt

# Posté le lundi 19 novembre 2007 07:26

Modifié le samedi 27 décembre 2008 09:38

LE MAL ETRE

LE MAL ETRE
Certains ont fait leur coming out, d'autres pas ...
Certains n'en ressentent pas le besoin,
D'autres si, mais ne peuvent pas, trop de doutes, trop peur ...

Même si je pense que certains vivent bien,
Certains le vivent mal, voir très mal ...

Au départ de ce blog, je vous ai parlé un peu de la période ou je sentais que mon fils était mal dans sa peau. Mais était ce en rapport avec la découverte de son homosexualité ou tout simplement lié à l'adolescence ?
C'est vrai que depuis, je le trouve beaucoup plus sur de lui, plus épanoui, beaucoup mieux.

J'ai parlé un peu de cette période avec lui, mais sans plus.
Il m'a dit que ça lui a fait un peu peur quand il s'est rendu compte que les garçons l'attiraient, ce sentiment de ne pas être comme tout le monde, donc peur d'être anormal, il s'est renfermé et a eu peur d'être rejeté, il s'est même détesté ....

Je visite beaucoup de vos blogs et/ou communique avec certains d'entre vous, et je me rends compte qu'effectivement, ce mal être existe ...et pas seulement chez les ados ...certains souffrent ....

Certains commentaires sur ce blog en disent long ...


POURQUOI CE MAL ETRE ?

Doutes sur leur sexualité, besoin de se « classer » hétéro, bi ou homosexuel,
Sentiment d'être différent, ne s'aime pas, mauvaises images de l'homosexualité,
Certains ont ce secret lourd, qui pèse sur leurs épaules et n'arrivent pas tout de suite à en parler,
Renfermement sur soi même, solitude,
Peur d'être rejeté par les amis, et par la famille,
Rejeté, dévalorisé aux yeux de leur parent, sentiment de honte, culpabilité ...


Parler du mal être, j'y pensais mais je ne souhaitais pas trop en parler car je ne voulais pas associer homosexualité avec mal être, au contraire je voulais faire passer un message : être homosexuel et heureux c'est possible !

# Posté le lundi 26 novembre 2007 06:46

Modifié le samedi 27 décembre 2008 09:12

TEMOIGNAGE D'UN PERE

Témoignage d'un père
J'ai trouvé ce témoignage d'un père sur ce blog là : gugounet , il l'a trouvé sur un forum il y quelques mois de cela.


J'ai tué mon gosse ! Oui, c'est dur à dire...

Je pourrais dire que je ne suis pas fier de moi, que j'ai honte, que je ne suis pas bien dans ma peau...
Je ne vois qu'une chose à dire ! J'ai mal, affreusement mal ! Je pleure chaque jour depuis l'été dernier, je pleure encore à cet instant et je continuerais tant que mon corps pourra m'aider à pleurer.
J'ai détruit ce que j'avais de plus précieux, j'ai anéanti ma famille... J'ai ôté la vie de mon fils à cause de ma connerie, et si je n'avais encore quelque espoir de retrouver la paix, je serais prêt à aller le rejoindre. Ce n'est pas encore exclu...
Je m'appelle Eddy. J'avais le bonheur d'avoir une petite famille merveilleuse. Une femme adorable (qui me hait aujourd'hui !), deux filles délicieuses et un petit mec... Le fils parfait... Mon garçon faisait beaucoup de sport, trop peut-être. À 16 ans, il avait tout ce qu'il fallait pour tomber toutes les filles du quartier. Je me voyais déjà batailler pour calmer les notes de téléphone, les scooters devant la maison.
J'ai été con, aveugle, le dernier des imbéciles...
Oui, j'ai vu des engins ! Oui, j'ai gueulé parce qu'ils faisaient un peu de bruit en rentrant... Je ne voyais que les copains de mon gamin qui pétaradaient discrètement... Je n'avais pas remarqué qu'ils faisaient tout, au contraire, pour être discrets, pour ne pas réveiller la maisonnée... Je n'avais pas vu, pas fait attention à ce moment, que mon petit bonhomme et celui qui le raccompagnait faisaient tout pour faire le moins de bruit possible...
J'étais enfermé dans ma bulle de gros blaireau borné et je ne me suis pas intéressé à sa vie... J'ai attendu, comme le père standard, qu'il me parle de ses copines, qu'il m'émoustille de ses petites histoires... Mais rien !
Mon gamin a eu 17 ans, puis 18, mais jamais de confidences, jamais de complicité avec son père qui l'adorait...
Jamais, il ne m'a fait partager les instants privilégiés de sa vie. Mais c'est ma faute ! Je ne lui ai jamais demandé. Je n'ai jamais posé la moindre question sauf balancer de temps à autre une allusion que je découvre maintenant comme complètement stupide.
Pour son bac, en juin, je voulais lui payer son permis. Il n'a pas voulu. Il m'a simplement dit qu'il se le paierait avec son job d'été.
Puis un soir de juillet, il faisait terriblement chaud. Il était près de 2 heures du mat, je m'en souviens, j'étais dehors à fumer ma clope. Ma femme nous a toujours interdit à mon gamin et à moi de fumer dans la maison. Je sais que mes filles fument, mais c'est en cachette !
Je venais d'écraser mon mégot, je profitais d'un dernier moment de la douceur du soir. Les scooters sont arrivés.
J'étais dans le noir mais je ne cherchais pas à espionner. Mon gosse a garé son scoot devant la porte de la remise. Celui qui le suivait a éteint le sien aussitôt. Je me préparais à aller les trouver, leur proposer une bière, une cigarette...
Mais j'ai vu !
J'ai vu ce que je n'aurais jamais du voir ! Pas comme ça !
Pourquoi je n'ai pas fait de bruit ! Pourquoi je ne me suis pas manifesté pour indiquer ma présence !!!
Non ! J'ai fermé ma gueule, je suis resté dans l'ombre et j'ai vu !
Mon bébé, mon petit garçon était en train de se bécoter avec un mec.
Mon fils embrassait un garçon presque sous les fenêtres de ses propre parents !!!
Et moi, gros connard, je me suis levé de mon siège, j'ai poussé ma gueulante et j'ai viré l'autre.
J'ai hurlé sur mon gamin, sans même m'apercevoir qu'il pleurait. Le cendrier est passé à quelques centimètres de sa tête.
Pour gueuler, oh oui, j'ai gueulé... Je n'ose même pas répéter les mots que j'ai utilisés. Pédé, tantouse, tapette, tout mon vocabulaire y est passé. Je n'en avais rien à foutre des voisins. J'ai braillé comme un âne. Et, pendant tout le temps que je criais sur lui, mon gosse pleurait... Il a simplement dit « papa, laisse moi t'expliquer... ». « Y a rien à expliquer, j'ai compris » C'est tout ce que j'ai eu à lui répondre...
J'avais rien compris !
Je n'ai pas vu que mon gosse était différent de moi, différent de ma conception de la famille...
Je n'ai pas voulu en reparler le lendemain.
Pour moi, ma famille devrait se contenter de deux filles, point barre.
Je me suis dit qu'il allait changer. Mais que pour l'heure, je n'avais plus de fils en attendant qu'il revienne dans le droit chemin. Pourtant, je n'y croyais pas, et je lui ai dit. Je lui tout simplement dit que je ne voulais pas d'un fils pédé (c'est le mot que j'ai utilisé) et qu'après l'été, il allait bosser et se prendre un appart en ville.
Là encore je n'ai pas vu qu'il pleurait.
Si ! J'ai vu ! Mais je n'ai pas voulu !
Il a pris son scooter et il est parti.
Maxime n'est pas revenu.
La gendarmerie a téléphoné. On devait venir à l'hôpital.
Il avait voulu faire l'avion avec son scooter du haut du pont.
Le gendarme m'a simplement dit qu'il avait pris le soin de poser son casque sur la chaussée avant de prendre son élan...
Je suis le dernier des salauds.
J'essaie de tenir depuis cet été, mais c'est dur.
J'ai mal, très mal. Là encore, en confiant mon chagrin sur cet écran, j'ai à nouveau l'envie de me foutre en l'air.
J'ai la chance d'avoir deux filles qui m'aident. Ma femme me hait depuis cette horrible journée.
Je la comprends, je me hais moi-même...
Comment puis-je demander pardon à mon gamin ?
Je l'ai tué, il n'y a rien de plus à dire. Sauf de le rejoindre, je ne sais comment me racheter.
Et encore... S'il y a une vie après, je doute qu'il puisse me pardonner.
Maxime aimait les garçons, oui ! Mais, il aimait, et c'est tout.

Pardon mille fois mon garçon, mon Maxime est en miettes mais rien ne peut réparer mon imbécillité.

A tous ces garçons qui se tournent vers d'autres garçons, je ne voudrais dire qu'une chose :
Ne laissez pas votre père en dehors de votre vie. Parlez dès que vous vous en sentez la force !
Et, dernier point : regardez-le en face... Toujours !

Que ne voudrais-je maintenant pouvoir parler aux pères qui vont commettre l'irréparable !

(J'AI MAL, TRES MAL POUR LUI)

# Posté le lundi 26 novembre 2007 06:54

Modifié le mercredi 28 janvier 2009 16:37

SUICIDE

SUICIDE

Suicide ....

Qui peut mieux en parler ?

Pas moi, mais davidPI14K, oui ....qui a bien voulu nous en parler, voici son article "coup de gueule"
Merci david d'avoir accepter ...Pas de lien, car plus d'article sur son blog ....


Cela fait quelques temps déjà que je suis dans cet univers des blogs.
Avant celui-ci, j'avais un blog dédié aux voitures et un autre dédié aux fringues : blogs de mômes en somme.
Les commentaires allaient de paire, bien entendu.
J'ai supprimé ces blogs, j'ai grandi, un peu du moins.

Je suis ce qu'on appelle un "dingue du net". Je suis connecté bien trop... Je me ballade ici sur skyrock et sur d'autres plateformes et je joue beaucoup en réseau.
Bref.
Je suis outré de lire de plus en plus des articles concernant le suicide. Oh ne vous méprenez pas. C'est bien d'en parler ! Mais quand ce sont des gens qui ne connaissent pas ce que c'est, ne l'ont pas vécu (ni de près ni de loin) et qu'ils se permettent de véhiculer certaines images, là je m'énerve !
Bien entendu, il suffit d'une simple question pour s'apercevoir de tout ceci.
Encore la semaine dernière j'avais juste demandé à un mec qui faisait des affirmations, si au moins il avait vécu ça... s'il avait eu un jour cet acte, si un membre de sa famille l'avait commis, ou un ami, ou un copain, ou une relation, ou un prof ou même qu'un voisin...
Bien entendu, j'attends toujours la réponse...
Quelques rares personnes osent me répondre : nan c'est vrai mais c'est l'idée que j'en ai... si tu connais stp, parle moi en.


Alors, je veux juste dire à tous ces "je sais tout mieux que toi et na !" d'arrêter de véhiculer des idées débiles. Arrêtez par exemple de ne simplement dire du suicide : lâcheté pour celui qui le subit, courage pour celui qui se donne la mort...
Car je pense que si c'était aussi simple, de un je saurais si j'étais lâche ou courageux, de deux je ne serais pas suivi donc les psy n'existeraient même pas...
On ne parlerait même pas du suicide du reste.

Peu osent me poser la question de ce que j'ai ressenti. Peu se demandent vraiment sans me condamner pourquoi.
Moi, j'affirme, que tant qu'on ne l'a pas vécu en tant qu'acteur ou en tant que témoin, faut fermer sa gueule. On peut poser des questions car on s'intéresse à ce phénomène très courant à l'heure actuelle. Mais se permettre, de juger, de condamner sans même connaitre la personne qui en arrive là, sans même comprendre ce que ce geste implique et bien ça me révulse au plus haut point.

Ici, je vais avouer : non seulement je sais ce qu'est le suicide pour avoir voulu mourir, mais je sais aussi ce que ça fait pour avoir perdu un membre de ma famille qui lui, ne s'est pas raté.
Je peux donc éventuellement témoigner en tant qu'acteur, mais aussi en tant que témoin, survivant de cette personne morte. Je sais ce que j'ai pensé ou non quand j'ai voulu mourir. Je sais ce que j'ai pensé ou non quand j'ai perdu cette personne. Je sais l'adrénaline qu'on a quand on commet le geste. Je sais les mots écrits, laissés pour ceux qui restent.
Je sais ce que les gens qui m'aiment ont pu ressentir car moi je l'ai ressenti aussi.
Je sais pas encore tout des raisons qui m'ont poussé à en arriver là mais j'y travaille pour ne pas recommencer, pour ne pas imiter la personne que j'ai perdu.

Je reconnais que ce n'était pas la solution à mes maux d'en arriver là... Mais c'était MON action.
Pour tout vous dire, quand je suis passé à l'acte, je ne pensais à rien. Ni à la vie, ni à la mort. Je ne sais même pas si je comprennais ce que j'étais en train de faire. J'y avais pensé peu de temps avant, oui, comme on le fait tous à un moment de la vie. On se dit tellement on va mal : j'veux crever et en finir... Mais rien de prémédité, pas de chantage à mon entourage. Rien.
Ce jour-là, ça m'a pris comme "un coup de calgon". J'ai pris la lame et je me suis tranché les veines. Point barre.
A l'hopital oui j'ai pensé. Pensé avec douleur que j'étais toujours là... Pensé avec douleur que j'avais fait beaucoup de mal à ceux qui m'aiment. Pas seulement car ils m'aiment mais aussi parcequ'ils ne comprenaient pas. La raison de mon geste ? Encore une fois, je ne sais pas encore tout...
Oui, je ne suis qu'un môme de 18 ans qui aime...
Oui, je ne suis qu'un môme de 18 ans qui a été forcé d'avouer son homosexualité, sans y être préparé...
Oui, je ne suis qu'un môme de 18 ans rejetté...
Oui, je ne suis qu'un môme de 18 ans qui ceci ou qui cela.
Mais
Ces explications, bien que ce soit un début, ne me satisfont pas.

Alors, surtout, arrêtez vos affirmations gratuites sur le suicide ou le mal-être...

Parceque sincèrement...
Je ne vous souhaite qu'une chose : c'est de ne jamais vraiment savoir en fait ce que c'est...

Signé David

# Posté le lundi 26 novembre 2007 12:17

Modifié le dimanche 06 janvier 2008 10:15